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Autoroutes : une alerte pour signaler les véhicules à contresens

Les réseaux autoroutiers se sont mis d'accord pour diffuser un message type sur la radio 107.7, afin de limiter les accidents mortels. Découvrez-le en exclusivité.

169 tués dans 138 accidents mortels et par 1308 accidents corporels.

«Les vrais contresens sont une fois sur deux mortels»

Sur un fond sonore plutôt stressant, soudain le message tombe sur les radios. «Alerte véhicule à contresens… Cette voiture pourrait arriver en face de vous (…) Arrêtez-vous sur la première aire de service ou de repos, ne doublez pas, réduisez vos vitesses, augmentez vos distances de sécurité pour un champ de vision plus important». Dorénavant et comme le révèle Le Figaro, tel est le flash que pourra entendre tout automobiliste, en cas de circulation à contresens d'un automobiliste sur le réseau autoroutier concédé, soit sur plus de 9000 km de route.

Toutes les sociétés gérant ces axes se sont, en effet, entendues pour diffuser un message type sur la radio, 107.7, permettant d'indiquer les consignes de sécurité à adopter afin d'éviter le bolide. Toutes les indications sur le lieu où ce dernier aura été repéré seront également fournies. Et ceux qui n'auront pas allumé leur radio et sélectionné la bonne fréquence seront néanmoins touchés par l'alerte. Les panneaux à message variable sur autoroute renverront, en effet, à chaque alerte, à l'écoute de 107.7. Sur les écrans, deux annonces type apparaîtront indistinctement: «véhicule à contresens écoutez 107.7» ou «danger contresens: écoutez 107.7».

Pour l'ASFA (Association des Sociétés Françaises d'Autoroutes) qui a piloté le dispositif, cette nouvelle procédure d'alerte était devenue essentielle pour sauver des vies, même si les contresens, pourtant nombreux, entraînent par miracle peu de collisions. Ainsi en 2013, pas moins de 400 cas de circulation en sens inverse ont été recensés, donnant lieu à 36 accidents dont neuf mortels et entraînant le décès de 17 personnes. «Depuis dix ans, les accidents liés à la prise à contresens de l'autoroute représentent 5,4 % des tués, 4,5 % des accidents mortels et 0,2 % de l'ensemble des accidents», précise l'ASFA en rappelant aussi le haut niveau de sécurité atteint sur son réseau.«L'autoroute est cinq fois plus sûre que les autres infrastructures routières», indique t-elle. En 2013, le bilan de l'accidentalité s'est soldé par 169 tués dans 138 accidents mortels et par 1308 accidents corporels.

«Les vrais contresens sont une fois sur deux mortels»

Ce nombre élevé de contresens est lié à la définition qui en est donnée. «On englobe les situations où l'automobiliste emprunte l'autoroute en se trompant de sens. Ce sont les «vrais» contresens. Mais il y a aussi les cas où devant le péage ou sur la bande d'arrêt d'urgence, des usagers font marche arrière ou demi-tour pour rattraper la bretelle de sortie loupée», explique Sylvie Dumas, de la Société des Autoroutes Rhône-Alpes et qui a piloté le groupe de travail au sein de l'ASFA pour créer cette procédure d'alerte. «Les vrais contresens sont une fois sur deux mortels», rappelle-t-elle.

Pour étudier toute la palette de ces comportements dangereux, les sociétés d'autoroutes se sont dotées d'un observatoire dit des contresens. Toutes les événements recensés sur ces 9000 km lui sont ainsi communiqués pour analyse. «On a ainsi pu constater que dans bien des cas, le contrevenant n'était pas intercepté, car parvenant à se remettre dans le flot normal de la circulation, il quitte ensuite l'autoroute sans être inquiété», relate Sylvie Dumas. Mais s'il est arrêté et s'il n'y pas eu de collision, il encourt 135 euros d'amende, la perte de quatre points et une suspension du permis de conduire de trois ans.

En cause: médicaments ou stupéfiants

En s'intéressant aux accidents mortels, l'observatoire a relevé deux catégories d'auteurs. Il y a les conducteurs alcoolisés ou sous l'emprise de stupéfiants et aussi les plus de 70 ans qui ont, le plus souvent, pris des médicaments. «C'est pourquoi, le dispositif a fait le choix de s'adresser aux automobilistes menacés et non aux auteurs qui ne sont plus en capacité de réagir convenablement», explique Sylvie Dumas. Ces derniers n'auront donc pas vu la signalisation qui, depuis quatre ans, s'est pourtant renforcée aux entrées d'autoroute pour éviter tout entrée en contresens. Aux autres alors d'écouter l'alerte pour éviter le pire.