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Les quatre pistes pour réformer le permis de conduire

NOTRE SOCIÉTÉDélais trop longs, jeunes conducteurs mal formés... L'examen du permis de conduire est souvent critiqué. A la demande du ministère de l'Intérieur, plusieurs pistes ont été avancées pour le réformer. Voici les quatre principales.

 

 

 
Faire revenir des inspecteurs retraités, un permis probatoire pour une durée de deux ans... Ces mesures pourraient faire partie d'une réforme du permis de conduire.  Un comité d'experts du Conseil national de la Sécurité routière (CNRS) réfléchit actuellement à différentes pistes pour améliorer l'obtention du papier rose. Leur rapport commandé parManuel Valls (quand il était encore ministre de l'Intérieur) doit être remis prochainement au nouveau locataire de la place Beauvau. Voici les principales mesures envisagées :

Les inspecteurs à la retraite rappelés 
Dans plusieurs départements, les délais d'attente à l'examen du permis sont supérieurs à trois mois. Un délai jugé très long sachant qu'un candidat sur deux échoue à l'examen. Pour réduire ces délais d'attente entre deux présentations aux examens, le rapport note que "le recrutement d'inspecteurs est indispensable". Les besoins estimés sont d'au moins 150 nouveaux postes d'inspecteurs, est-il souligné. Et solution envisagée : rappeler les inspecteurs fraîchement retraités sur la base du  volontariat. En France, il n'y a que 1000 inspecteurs, occupés la moitié du temps à régler des tâches administratives.

La présentation à l'examen payante
En plus du forfait incluant les heures de code et de conduite, l'examen du permis pourrait devenir payant. Son règlement se ferait sous la forme de timbres fiscaux. Un coût supplémentaire que dénoncent déjà les futurs candidats. 

La conduite accompagnée dès 15 ans
Le Conseil national de la sécurité routière réfléchit également à un abaissement de l'âge légal de la conduite accompagnée. Les jeunes pourraient ainsi commencer à prendre le volant dès l'âge de 15 ans. 

La création d'un permis probatoire 
Une autre des propositions avancées est la création d'un permis probatoire d'une durée de deux ans.  Une fois le permis en poche, le titulaire devrait se présenter dans les deux ans à trois rendez-vous obligatoires pour y tester ses capacités sur la route. S'il ne passe pas les étapes, le permis lui serait annulé. Un coût supplémentaire pour les jeunes automobilistes puisque ces rendez-vous pédagogiques réalisés en auto-écoles seraient payants. Cette "période probatoire" pourrait également être accompagnée de "restrictions" pour le nouveau conducteur: "limitation de vitesse, baisse du taux d'alcoolémie autorisé". "Les conducteurs de véhicules légers ayant moins de trois ans de permis de conduire sont impliqués dans 25% des accidents corporels", souligne le rapport qui rappelle l'objectif fixé de "réduire le nombre de victimes (à 2.000 morts/an) à l'horizon 2020".

Lundi, Florence Gilbert, présidente de la commission "jeune et éducation routière" du CNSR, a annoncé que le rapport sur la réforme du permis de conduire ne sera pas remis mercredi à Bernard Cazneuve comme prévu initialement. La date de sa remise n'a pas encore été arrêtée mais les travaux de la commission continuent selon elle.

Infographie. Réforme du permis de conduire, ce qui pourrait changer