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Les rues de Paris bientôt limitées à 30km/h

Seuls les grands axes de circulation seront épargnés par la mesure, qui ne devrait pas être mise en place avant 2015.

Après la mise en place de la circulation alternée lors du pic de pollution courant mars, les automobilistes risquent de peu apprécier la nouvelle mesure du Conseil de de Paris. La promesse de campagne des écologistes, réduire la vitesse de 50 à 30 km/h dans la majorité des rues parisiennes, a fait l'objet d'un vœu, lundi, lors du premier conseil de Paris. Le but est de «généraliser sur les axes de dessertes locales» la limitation de vitesse à 30km/h, selon Christophe Najdovski, adjoint d'Anne Hidalgo en charge des transports. Les axes majeurs, comme les grands boulevards ou les Champs-Élysées seront épargnés. «La règle devient le 30km/h, l'exception le 50», résume-t-il.

«C'est une mesure parmi d'autres» pour lutter contre la pollution, souligne Christophe Najdovski qui évoque les 5 millions d'euros affectés au remplacement des véhicules diesel de la mairie d'ici à la fin de l'année.

Réduire la vitesse de 20km/h ne diminue que très faiblement les émissions. En revanche, l'effet attendu est indirect: la mairie espère qu'en réduisant la vitesse à 30km/h, elle rendra les routes de la capitale plus sûres pour les piétons et les cyclistes. Et que donc plus de gens seront incités à utiliser ces moyens de transport au détriment des voitures. C'est donc en espérant réduire le nombre de voiture en circulation dans la capitale qu'on espère réduire la pollution de l'air liée à leur usage.

«Décision de bobos parisiens»

«S'il y a un argument en faveur de cette mesure qui ne tient pas, c'est la pollution», répond Daniel Quéro, le président de 40 millions d'automobilistes. «Les courbes de pollution ressemblent à un U: diminuer la vitesse ne veut pas dire diminuer les émissions. Pour les particules fines, rouler à 30 km/h signifie émettre à peu près autant que rouler à 80», explique-t-il. Concernant l'augmentation de la sécurité pour les piétons et vélos. «La vitesse est rarement impliquée dans les décès des piétons à Paris. Et si, à proximité d'une école, on vous demande de ralentir, vous allez faire plus attention, alors que si vous êtes tout le temps à 30km/h, vous n'êtes plus attentif!» Pour Daniel Quéro, la mesure n'est qu'une «décision de bobos parisiens déconnectés de la vraie vie».

La mesure fait aussi grincer les dents des taxis. «C'est un scandale», affirme le porte-parole de la fédération des taxis indépendants parisiens, Antranik André. «On est confronté à des gens qui décident eux-mêmes, sans consulter personne.» Selon lui, la multiplication des zones 30 km - un tiers des rues de la capitale depuis septembre - est frein au travail des taxis. «On n'y accède plus. Souvent nos clients eux-mêmes savent que c'est compliqué d'y circuler donc ils préfèrent descendre avant et finir le trajet à pied.»

La mesure ne sera pas mis en œuvre avant au moins 2015. La mairie compte lancer une concertation rapidement mais qui «prendra toute son ampleur à l'automne», précise-t-on.