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Pourquoi le prix du permis de conduire devrait baisser

La durée du permis probatoire devrait être ramenée à deux ans et de nombreux nouveaux inspecteurs pourraient être recrutés.

C'est le 7 avril ­prochain qu'un groupe de travail remet au ministre de l'Intérieur son rapport sur le permis de conduire. Rédigé par Florence Gilbert, responsable de la commission «Jeunes et éducation routière» au Conseil national de la sécurité routière, ce dernier doit présenter les différentes pistes destinées à réduire les délais d'attente aux examens et donc le coût du permis.

Réalisée par les services de l'État, la carte que s'est procurée Le Figaroré­vèle des délais déraisonnables pour repasser son permis B, en cas d'échec. Les candidats peuvent ainsi attendre plus de cinq mois, comme on le constate en région parisienne et curieusement aussi en Ardèche. Dans ce cas, et pour ne pas perdre la main, les candidats multiplient les cours et c'est alors que les prix du permis flambent. Le tarif moyen de 1200 euros en province, peut atteindre des sommets: 2000, 2500 euros… Pour enrayer cette spirale infernale, la solution passe par le recrutement d'inspecteurs, qui sont 1289 aujourd'hui. Mais sur les renforts nécessaires, les participants à cette mission ont avancé des chiffres différents allant de 80 à 400 fonctionnaires supplémentaires… Lors des discussions, des données chiffrées ont été communiquées: sur les 206 jours travaillés par inspecteur, 137 seulement sont consacrés au passage des examens du permis B. «Il faut tenir compte des autres tâches des inspecteurs pour obtenir suffisamment de recrutements pour le permis», insiste Chris­tophe Nauwelaers, de l'Unsa-Saneer, (syndicat d'inspecteurs, NDLR). Ces mêmes débats ont fait aussi apparaître des zones d'ombre concernant la juste connaissance de la répartition de ces effectifs sur le territoire… Faut-il revenir à une organisation centralisée et non plus décentralisée comme c'est le cas? Le rapport devrait aborder la question de l'organisation de ce corps de fonctionnaires.

Le permis probatoire, crédité de six points et qui s'adresse plutôt aux jeunes, pourrait voir sa durée raccourcie, passant de trois ans à deux ans, comme c'est le cas d'ailleurs pour les candidats qui ont bénéficié de la conduite accompagnée. En contrepartie, cette catégorie vulnérable des 18-24 ans qui représentent 21 % des victimes des accidents de la route, pourrait être soumise à de nouvelles interdictions. Parmi elles, la tolérance «zéro» en matière d'alcool alors que le taux légal est de 0,5 g par litre de sang. Également, il pourrait être fait interdiction aux jeunes de conduire la nuit. «Il a même été question dans les débats de leur interdire de véhiculer d'autres jeunes», relève Bruno Garancher, président de l'ECF - École de conduite française - pour qui ces pistes de réflexion vont plutôt dans le bon sens. Durant ces deux ans de permis probatoire, des rendez-vous pédago­giques obligatoires pourraient être imposés. La conduite accompagnée dès 15 ans au lieu de 16 ans pourrait être proposée. Elle est l'une des clés permettant de rétablir un système à bout de souffle. «Avec la conduite accompagnée, le taux de réussite au permis atteint les 73 % au lieu de 60 % dans le ­cadre d'une formation traditionnelle», rappelle Henri Prévost, délégué interministériel adjoint à la Sécurité routière. Or moins d'échecs, c'est moins de ­nouveaux passages d'examen, moins d'attente et moins de frais supplémentaires à verser pour rester au niveau.

Comment financer ce recrutement d'inspecteurs? Le timbre fiscal, abandonné il y a une quinzaine d'années en France, pourrait-il faire son retour? Cette nouvelle contrainte financière pour le candidat serait acceptable si le permis devient moins onéreux, comme le souhaite le gouvernement. Une piste que refusent les inspecteurs du permis, qui ­militent pour un paiement par l'impôt.