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Privatisation des voitures radar : elles vont flasher 4 fois plus

L'État compte renforcer les patrouilles de voitures munies de radars en confiant leur conduite à des sociétés privées. Objectif : multiplier par quatre leur rendement.

Depuis mars 2013, les forces de l'ordre utilisent une nouvelle génération de radar pour traquer les excès de vitesse. Des dispositifs embarqués dans des véhicules banalisés, capables de flasher en roulant des véhicules dans le même sens de circulation ou en sens inverse. Une arme redoutable.

Intensifier les rotations
Plus de 300 véhicules de ce type sont aujourd'hui en service dans l'hexagone et ils devraient être 440 en 2018. Mais pour Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, ces véhicules ne rouleraient pas assez : « 1h13 par jour, en moyenne ». Pour intensifier leur rotation, leur conduite sera confiée à des société privées, à la place des gendarmes ou policiers, dès janvier 2017. L'objectif affiché est de multiplier par quatre, au minimum, le nombre de PV dressés par ces voitures.

Voiture banalisée équipée d'un radar mobile. Discrétion assurée.

Des sociétés privées qui verbalisent ?
Aujourd'hui, les agents conduisant ces voitures ne verbalisent pas, ils ne font que conduire et laissent le radar opérer seul. L'agent référent, indiqué sur le procès verbal dressé avec ce radar, reste un policier situé à Rennes, au centre de traitement des amendes. On ne peut donc pas parler d'une véritable privatisation de la verbalisation.

Sur l'antenne d'Europe 1, Emmanuel Barbe assurait d'ailleurs qu'il n'y aurait pas de logique de rentabilité et que la rémunération du prestataire privé ne sera pas liée au nombre de procès verbaux dressés par ses voitures.

Course à la performance
Voilà pour la théorie. Pierre Chasseray, secrétaire général de l'association 40 millions d'automobilistes, craint en revanche une course à la performance. « La société privée chargée de ces voitures aura tout intérêt à se montrer efficace pour conserver son contrat avec l’État », annonce-t-il. Il fait d'ailleurs le parallèle avec la privatisation des autoroutes qui a abouti à une dérive certaine des tarifs, par souci de rentabilité.