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Réfléchir à son premier équipement ( Vidéo )

Quand on débute à moto, on pense d’abord à la bécane. L’équipement ne vient qu’après. Pourtant, c’est sans doute ce qu’on achète en premier et ce qui durera le plus longtemps. Accessoirement, c’est aussi le plus important…

En l’état actuel du Code de la Route, le casque, homologué et attaché, reste le seul équipement obligatoire aux yeux de la loi pour conduire un deux-roues moteur sur la voie publique.Constat de base, évident : un motard débutant achète son équipement (au moins celui de base) avant sa moto.

Hé oui, la moto ne s’achète qu’après avoir eu le permis A ! Ou juste avant, pour les optimistes.
Alors que le casque, le blouson et les gants sont eux nécessaires dès le début de l’apprentissage. Certaines moto-écoles peuvent prêter un casque pour les premières leçons, mais assez vite, il faut avoir le sien propre. De même, si votre formateur fait son boulot un minimum correctement, il vous incitera assez vite à venir avec un blouson renforcé et des gants.

Mais avec l’entrée en vigueur des nouvelle modalités d’examen du permis de conduire moto en janvier 2013, les candidats auront l’obligation de porter un équipement correct.
Le pari étant que s’ils l’ont acheté pour l’examen, ils auront plus de facilité à le porter ensuite en permanence.

Lors des épreuves hors et en circulation, obligation du port :
- d’un casque de type homologué,
- de gants « adaptés à la pratique de la moto (soit possédant le marquage NF, CE ou EPI, soit renforcés et munis d’un dispositif de fermeture au poignet) »,
- d’un blouson ou d’une veste manches longues,
- d’un pantalon ou d’une combinaison,
- et de bottes ou de chaussures montantes.

Les bottes en caoutchouc et les coupe-vents ne sont pas autorisés.

En cas de non-présentation d’un tel équipement avant le début des épreuves, l’examen ne peut avoir lieu.
Finis les examens en t-shirt sur le lent, en pantacourt, en petites chaussures, en gants non moto, etc.

Cela ne veut pas dire que vous devez vous ramener tout beau tout neuf, équipé de pied en cap, seulement le jour de l’examen !

Comme une moto, un équipement doit se roder.
En vous équipant dès le début de votre formation, vous pourrez  garder les mêmes sensations, la même sensibilité sur les commandes.
En vous équipant seulement pour le jour de l’examen, vous prenez le risque d’avoir une paire de gants et/ou de bottes qui vous donnera un « feeling »  bien différent de celui auquel vous êtes habitué.

Vous avez tout à gagner en adoptant dès le début de votre formation le bon équipement.

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Dès le début de votre apprentissage, il vous faudra porter un casque homologué.
Voir l’article « Choisir son casque de moto« .

Là-dessus, en général, y a pas trop de souci.
Le motard porte un casque, c’est même un signe d’appartenance à la caste. Le motard aime s’afficher avec son casque, il le choisit avec soin, c’est devenu limite un accessoire de mode. Beaucoup, notamment parmi ceux qui se piquent de devenir des « pilotes » investissent des centaines d’euros dans le dernier casque à la mode, avec des peintures multicolores plus pimpantes les unes que les autres.

D’ailleurs à part quelques hurluberlus qui ont pu garder les mauvaises habitudes du temps où ils roulaient en mob ou scooter, 99% des motards portent un casque. C’est hélas moins le cas  pour leurs passagers.

En 2011, 2% des motocyclistes conducteurs décédés ne portaient pas de casque et 5% des passagers. L’ensemble correspond à 16 personnes tuées.

Pour les conducteurs de motocyclettes non tués dans les accidents, le taux de port du casque est stable depuis 2000. Il est proche de 99%.
Les conducteurs tués ont un taux de port de casque légèrement inférieur. Il évolue favorablement depuis 2000 pour tendre vers 98%.

Pour les passagers de motocyclettes non tués dans les accidents, le taux de port du casque augmente de façon continue depuis 2000. Il atteint 98% en 2011, soit un écart de 1 point par rapport aux conducteurs.

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Dès le début de votre apprentissage et au plus tard pour l’examen, il vous faudra porter un blouson ou une veste moto.

Ce vêtement devra être à manches longues.
La logique aurait voulu qu’il soit obligatoirement doté de protections contre les chocs, avec des renforts aux coudes, aux épaules et dans le dos. Mais à l’heure actuelle, aucune norme n’impose ces protections. Il y a bien des normes (ECE 1621) sur les protections elles-mêmes, en fonction de leur niveau de performance dans l’absorption de l’impact, mais aucune norme ne concerne l’intégration de ces renforts dans les vêtements moto.

Le législateur ne peut pas à l’heure actuelle imposer le port de vêtements renforcés spécifiques à la pratique de la moto.
Cela ne doit pas vous empêcher de vous équiper sérieusement pour votre propre protection.

Lire les articles « Choisir son équipement motard » et « Choisir sa protection dorsale« .

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Dès le début de votre apprentissage et au plus tard pour l’examen, il vous faudra porter des gants protecteurs.

Ces gants devront être « adaptés à la pratique de la moto (soit possédant le marquage NF, CE ou EPI, soit renforcés et munis d’un dispositif de fermeture au poignet) ».
Lors de l’examen du permis moto, l’inspecteur vérifiera que les gants sont conformes et pourra vous refuser le passage de l’examen si ce n’est pas le cas.

Pour en savoir plus, lire l’article « Choisir ses gants moto« .

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Dès le début de votre apprentissage et au plus tard pour l’examen, il vous faudra porter un pantalon et des bottes ou chaussures montantes.

Pour le pantalon, pas de norme imposée.
Un « jeans » en toile denim peut suffire. En tout état de cause, les pantacourts, joggings, survêtements, leggings et tout autre pantalon en fibres synthétiques à base de nylon, peu résistants, seront refusés par les inspecteurs.

Pour les pieds, vous devrez porter :
- soit des bottes ou bottines de moto, en cuir et/ou textile, dotées de renforts aux talons et aux malléoles (côtés de la cheville), voire au sélecteur ;
- soit des bottines de ville en cuir, qui couvrent la cheville ;
- soit des chaussures montantes, qui couvrent et maintiennent la cheville, comme des Caterpillar, Timberland, DocMartens…

Des rangers, chaussures de sécurité, godillots de randonnée pédestre peuvent aussi faire l’affaire.

Ne seront pas acceptés les chaussures de sport, tennis, baskets, les souliers de ville, mocassins, etc.

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Premier problème : ces dépenses d’équipement vont intervenir en même temps que les versements pour les leçons du permis…

Quand on sait que la plupart des motards débutants galèrent pour se payer le permis, râlent que « le permis, c’est trop cher, trop dur » et préfèrent économiser le peu de sous qu’il leur reste pour leur future monture, on se doute que le budget d’équipement s’annonce réduit.

De fait, le discours fréquemment entendu reste : « je prends le minimum et je m’équiperai petit à petit, après ».
Et là, je dis: « Non !! »
Une moto, ça se change, pas un motard.

On ne le répètera jamais assez : il est primordial de posséder un équipement de bonne qualité sur le dos dès qu’on roule en moto, même pour 100m, même pour un jour, même en passager.

Tout le monde sait bien que le motard ne possède pas de carrosserie pour le protéger. Mais tant qu’ils ne se sont pas pas pris une bonne gamelle, très peu de gens réalisent à quel point l’être humain est fragile.
Notre corps a évolué depuis des milliers d’années, mais globalement, il n’a pas changé depuis 2.000 ans, il est resté tel qu’à une époque où l’humanité se déplaçait surtout à pied.
Le corps humain n’est pas fait pour supporter des chocs à une vitesse supérieure à 30 km/h !

Pourquoi les tests de la norme européenne de casque se font à 27 km/h ? Parce que le crâne humain ne saurait de toute façon pas résister à une décélération brutale à partir d’une vitesse supérieure. Les études médicales ont montré que les premiers dégâts sur le cerveau interviennent dès un impact à la vitesse (ridicule) de 17 km/h.

Pourquoi les crash-tests NCAP des voitures se font à 54 km/h ? Parce qu’au-delà, la force de la décélération en 0,1 seconde contre un mur en béton est telle qu’elle entraîne de toute manière des lésions internes, souvent fatales.

Rappelez-vous comme ça fait mal quand vous vous prenez une porte, un mur, un arbre dans la gueule juste en marchant… Juste en marchant, à 5 km/h maxi. Et multipliez ça par 10, par 20.

Pourtant, le premier réflexe du débutant (pilote ou passager d’ailleurs) est de se diriger vers les produits les moins chers.

* * *

Au contraire, c’est bien dès le début que vous avez besoin du meilleur équipement.

En effet, il y a de fortes chances que vous tombiez lors de votre formation, en plateau ou en circulation, et/ou lors de vos premiers mois de pratique. Il vous faut donc rouler bien protégé, c’est-à-dire entièrement couvert de matériaux résistants, avec des renforts à tous les endroits saillants ou fragiles: tête, épaules, coudes, mains, colonne vertébrale, genoux, chevilles, pieds.

Pensez-y: si vous chutez un peu vite, vous allez facilement vous faire mal.

Donc devoir arrêter l’entrainement pendant quelques temps. Une ou deux semaines, au mieux. Parfois plusieurs mois. Un poignet cassé, ça n’a l’air de rien, mais ça fait super mal et cela met des mois à se remettre. Résultat des courses: au retour à la moto-école, vous repartez de zéro. Trois semaines ou un mois d’arrêt et vous avez tout oublié.
Imaginez que cela vous arrive à deux semaines de l’examen… Tout à refaire, devoir attendre une nouvelle date…
En voulant gagner 200 euros, on se retrouve avec des centaines d’euros gaspillés et six mois de perdus.

Ne croyez pas que j’exagère, j’ai déjà vu ce cas, plusieurs fois.

Des exemples ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si vous ne tombez pas (c’est tout le mal que je vous souhaite), vous serez forcément tendu au début, crispé, pas à l’aise. Si en plus, vous avez froid ou trop chaud, que vous vous retrouvez mouillé(e) ou en nage, vous allez vous fatiguer encore plus vite et vous crisper encore plus. Votre corps occupera une part croissante de votre esprit par ses signaux d’inconfort ou de douleur, et votre capacité de vigilance diminuera.
Et donc le risque d’accident augmentera.

Un accident, c’est du temps de perdu, de la souffrance, de l’argent gaspillé en soins, réparations, franchises, malus, rachat d’équipement…
Tout ça parce qu’on a lésiné sur une doublure thermique, une surveste de pluie, des bottes étanches, etc.

Témoignage d’une motarde:
« A l’époque étudiante et passagère uniquement, je n’avais pas l’intention de me ruiner en équipement. En totalité, j’en avais pour moins de 400€ sur le dos, déjà une petite fortune à mes yeux. Au bout de quelques mois, mon casque est devenu trop grand à cause du tassement des mousses, l’intérieur de ma veste s’est désagrégé, les protections de mon pantalon n’étaient plus en face de mes genoux…
Bilan, j’ai tout racheté, et cette fois en full cuir. Mais cette fois, j’ai pris du vrai matos de bonne qualité. Cher certes puisque j’ai plus que triplé la valeur totale de mon matériel. Mais ce que je regrette surtout, c’est d’avoir pratiquement foutu 400€ en l’air lors de mon premier passage en caisse ! »

* * *

Il faut investir dès le début dans un bon équipement, complet et de qualité, afin de rouler détendu et confortable.

Et quand je dis « de qualité », ce n’est pas forcément du neuf chez BMW ou Rukka ou Dainese ou IXS.

Beaucoup de motards arrêtent la moto au bout de quelques années et revendent leur équipement, alimentant ainsi un marché de l’occasion riche et abondant.

De même, plutôt que de taper dans le super haut de gamme, il y a de très bons produits chez des équipementiers de milieu de gamme : Hein Gericke, Spidi, Bering, Revit…

Le prix qu’on met dans son équipement correspond au prix auquel on estime sa vie.
A combien estimez-vous la vôtre ?

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Avec 900 ou 1.000 euros, il est possible de se payer un bon équipement complet, en neuf.
Avec de l’occasion, divisez ces chiffres par deux ou trois.

Comptez:
- 150 à 200 euros pour pour un casque intégral de milieu de gamme (neuf, nécessairement)
- 100 à 150 euros pour un blouson textile avec doublure thermique amovible
- 20 à 30 euros pour une plaque dorsale homologuée (intégrée au blouson)
- 20 à 30 euros pour des gants d’été
- 50 à 60  euros pour des gants d’hiver
- 100 euros pour un pantalon textile avec coques aux genoux et hanches
- 100 à 120 euros pour des bottes ou bottines
- 20 à 50 euros pour une tenue de pluie deux pièces
- 5 à 15 euros pour un tour de cou

Restent 200 euros à répartir entre des gants mi-saison étanches, une protection dorsale amovible (de 100 à 150 euros en neuf) et une sous-veste en polaire pour l’hiver.
Peut-être rajouter 100 euros pour un pantalon de cuir…

« Wouah, 1.000 euros, il est fou ! C’est trop cher… », me direz-vous ?
Non, c’est le même montant que le pot non homologué que vous allez changer très vite (sous prétexte de sécurité pour être mieux entendu dans les bouchons, mouarf !) + les repose-pieds en alu anodisé taillé dans la masse (trop vital, tu comprends) + les protections en simili carbone sur les rétros (pour faire « rassinje ») et autres conneries inutiles.
Rien qu’une ligne d’échappement complète Akrapovic, c’est 1.000 euros…

Je compte 200 euros pour un bon casque intégral de milieu de gamme, avec une peinture unie (mais vernie, plus résistante). Pas 400 ou 500 ou 700 roros pour le dernier réplica Stoner à la mode qui ne le sera plus dans un an…
Et je ne parle pas des gants « sport racing kéké romain qui flashent » à 70 ou 100 euros, qui ne font pas mieux le boulot que des gants noirs à 30-40 euros.

Et là, ce sont les prix en neuf.
Avec de l’occasion, vous divisez par deux ou trois. J’ai entièrement équipé mon frère pour 300 euros. La moitié pour un casque neuf, l’autre moitié pour deux blousons, deux paires de gants, un pantalon de pluie, une paire de baskets moto. Tout acheté sur eBay (sauf le casque).

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Dites-vous bien que c’est un investissement dans la durée.

La première moto, en général, ne se garde pas longtemps: six mois, un an, deux ans maxi (j’ai dit « en général », il y a des exceptions). Tandis que l’équipement motard fera plusieurs années, entre deux et dix selon sa qualité et son utilisation plus ou moins intensive.

Si vous devez économiser des sous, c’est justement sur le prix d’achat de votre première bécane. Sans prendre une ruine, faites-vous la main sur un vieux truc moche et poussif qu’on ne vous volera pas, qui ne vous poussera pas au crime (et à la perte de points), qui saura vous limiter dans les excès et les poussées de testostérone.

Je sais bien que ça fait discours de vieux con.
Mais je vois et je connais la réalité. C’est dans les deux premières années de pratique qu’un(e) motard(e) risque le plus d’avoir un accident.
Un débutant va chuter, c’est quasi obligé, à 99%. Avec du bol, ce sera à l’arrêt ou à 10 km/h ou à 50 km/h. Tant mieux ! Quand vous verrez les conséquences d’une chute à 50 (sur vous et sur la moto), ça calme d’entrée de jeu. Moi en tout cas, ça m’a calmé pendant deux ans…

Gardez vos sous, commencez petit et misez plutôt sur l’assurance, l’entretien et l’équipement.
Cela ne sert à rien d’avoir une « belle » moto si vous ne l’assurez pas pour bien la protéger, si vous n’avez pas de quoi lui mettre des pneus neufs quand elle en a besoin et si vous ne pouvez pas vous payer un bon équipement pour vous protéger en cas de pépin.

Je vois tellement de motards avec des super bécanes qui pleurent quand arrive l’heure de la révision, qui l’assurent au tiers, qui n’ont pas de quoi mettre de bons pneus neufs, qui roulent avec des fringues de merde et n’ont même pas de quoi se protéger de la pluie.

Un gérant de magasin moto m’a raconté, il y a quelques années, l’exemple de ce père de famille, la trentaine, qui est arrivé avec femme et enfant (dans la poussette) et qui venait de s’offrir une GSX-R 1000 en première moto. Il voulait un casque. Le vendeur l’oriente vers un casque intégral de qualité, genre à 300 euros. Et le type de refuser en expliquant qu’il avait tout claqué pour se payer la bécane, qu’il n’avait plus les moyens. Sa femme n’a rien dit. Au final, le motard débutant et inconscient est reparti avec un casque « chinois », bas de gamme, « tout juste suffisant pour de l’urbain », aux dires du vendeur qui ne l’a plus jamais revu ensuite.

Tout dans la bécane, rien dans la tête !

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Plutôt que de tout acheter au fur et à mesure, pourquoi ne pas prendre le meilleur et le plus important, et tout de suite ?

N’achetez peut-être pas dès le premier jour une tenue « grand froid » complète (quoique c’est en été qu’on fait les meilleures affaires sur les fringues d’hiver et vice-versa), mais mettez le paquet sur les équipements de protection : une dorsale (c’est vraiment important), des bottes ou bottines, des gants costauds (mais fins, pour bien sentir les commandes), des genouillères.

Plutôt que d’acheter un seul équipement pour toute l’année qui s’usera vite, prendre une tenue d’été et une tenue d’hiver vous permettra de les faire durer plus longtemps, tout en roulant dans le confort.

D’accord, un beau blouson de cuir noir, « c’est la méga-classe ! » (c) Alain Chabat.

 

 

Sauf que le cuir (sans membrane), ce n’est ni respirant ni étanche… Un cuir noir fait crever de chaud l’été, surtout s’il est doublé en polyester ou en nylon. Et l’hiver, il se refroidit vite et reste froid longtemps. Comme en général, il est ajusté, il n’y a pas de couche d’air isolante. En plus, il faut l’entretenir, ce qu’on a tendance à négliger, du coup il va vieillir plus vite et mal. Et en cas de glissade à bonne vitesse, c’est 300 ou 400 euros de perdus…

Alors qu’avec un bon blouson textile à 150 euros avec tirettes d’aération, doublure thermique amovible et une surveste de pluie à 15 euros, on fait toute l’année tranquille, au frais l’été, au chaud l’hiver, au sec l’automne. Et on ne perd pas grand-chose en cas de gadin.

Mes conseils pour acheter pas cher :
Acheter “malin” et s’équiper pour “pas cher”

Pour l’équipement spécifique été et hiver, voir :
Rouler par forte chaleur
Rouler en deux-roues en hiver

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Une des obsessions du motard « branché », c’est la marque !

Il faut de la marque ! La méga-classe, c’est de porter tout l’équipement de la même marque.
Déjà, rares sont les fabricants de casque qui font aussi des vêtements…

Ensuite, un équipementier est rarement bon tout le temps sur chacun de ses produits.
Ou alors, il faut taper dans du haut de gamme, très cher. Chez BMW, IXS ou Rukka, presque tout est bon. Même ce qui est moins bon sera du niveau des autres fabricants, mais vous le paierez 20% à 50% plus cher.

Par ailleurs, la plupart des grands équipementiers proposent plusieurs gammes. Chez Bering, Dainese, Spidi… il y a de l’entrée de gamme, du milieu de gamme et du haut de gamme, pour s’adapter au portefeuille de tous les motards.

Or le motard achète selon ses priorités : du haut de gamme pour le blouson (souvent), du milieu de gamme pour les gants et les bottes, du bas de gamme pour le pantalon.
Sur le même principe, selon la région et sa pratique, il va investir plutôt dans l’équipement d’été ou celui d’hiver, ou essayer de trouver quelque chose de polyvalent.

Alors il va prendre du haut de gamme pour certains équipements et du moins bon pour d’autres. Parfois chez le même fabricant, mais souvent dans des marques différentes.
Ou alors, c’est par fétichisme pour une marque, souvent celle de sa moto, surtout si elle possède une forte identité. On retrouve ça chez BMW, Ducati, Triumph, Harley…

En plus de ça, on achète rarement tout son équipement le même jour ! Alors on va dans des magasins différents, qui ne distribuent pas toujours les mêmes marques.

Alors oubliez la marque, on s’en cogne : seul le rapport qualité/prix du produit compte.