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Vignettes Crit’Air : seulement 61 PV depuis le mois de juillet

La vignette Crit’Air est obligatoire depuis le 1er juillet 2017 pour circuler dans les rues parisiennes. Mais le risque de se voir sanctionner est pour l’instant assez limité.

Alors qu’il y a quelques jours, la mairie de Paris annonçait son projet d’une ville sans voiture essence à l’horizon 2030... Le moins que l’on puisse dire c’est que pour le moment, les véhicules les moins propres (y compris les diesel) n’ont pas - trop - de souci à se faire.

Alors que la vignette Crit’Air est obligatoire depuis le 1er juillet 2017 pour circuler dans les rues parisienne – y compris pour les véhicules venant d’autres régions – force est de constater que les pastilles colorées ne fleurissent pas sur tous les pare-brises. Loin s’en faut ! Et dans les rues, il n’est pas rare d’apercevoir des véhicules dotés d’une carte de stationnement résidentiel (donc, des habitants de Paris) sans... vignette Crit’Air. Au-delà du périphérique, ils sont encore plus nombreux à n’avoir pas encore commandé leur vignette.

Selon le ministère de la Transition écologique, sur les 3 millions de vignettes commandées en Ile-de-France, c’est à Paris ( 545 492) et dans les Hauts-de-Seine (514 579) que les demandes ont été les plus fortes.

 

 

En cas de contrôle dans la capitale, les automobilistes sans vignette et les véhicules polluants interdits de circulation encourent une amende de 68 euros (135 euros pour les camions). Mais si l’on en croit les chiffres donnés par la Préfecture de Police, le risque de se voir sanctionné est pour l’instant assez limité.

«Je roule à Paris tous les jours et je n’ai jamais été rappelée à l’ordre»

Entre le 1er juillet et le 15 octobre, seuls 25 PV pour absence de vignettes ont été dressés. Et 36 contraventions ont été distribuées à l’encontre de véhicules normalement interdits de circulation à Paris en semaine de 8 heures à 20 heures car trop polluants (véhicules non classés et véhicultes Crit’Air 5).

Pas de quoi effrayer les automobilistes en faute. D’ailleurs, dans les rues parisiennes, les conducteurs ne semblent pas franchement craindre d’être arrêtés par les policiers à ce sujet. «Je n’ai toujours pas pris le temps de commander ma vignette. Ma voiture n’a qu’un an... Mais je n’ai jamais été arrêté non plus parce que je ne l’ai pas. Je ferai ça quand j’aurai un peu de temps», soupire Marc, un habitant de 39 ans résidant dans le Xe. «Je roule à Paris tous les jours et je n’ai jamais été rappelée à l’ordre, même après le 1er juillet», raconte Pauline, une habitante du XIIe qui n’a apposé sa vignette que récemment. Face à ce très faible taux de verbalisation, les autorités sont en train de réfléchir à des moyens plus efficaces pour sanctionner les pollueurs. «La Préfecture de police réfléchit actuellement, en lien avec la ville de Paris, à un système de contrôle automatisé», indique ainsi la Préfecture de police.

Une information confirmée par l’Hôtel de Ville : «Il y a bien une réflexion en cours entre la Préfecture de police et la ville de Paris pour un contrôle vidéo des vignettes aux entrées de Paris», indique une source interne. Mais cette solution, techniquement assez compliquée (multitudes de caméras à déployer, avec un système de lecture de plaque, d’analyse de couleurs des vignettes, …) n’est «pas pour demain», précise la Ville.

Dans l’immédiat, «le contrôle passera bien par la mobilisation des 1600 ASP qui reviennent dans le giron de la mairie au 1er janvier 2018», poursuit la mairie. Ces agents seront affectés principalement à des missions «circulation» et notamment aux verbalisations Crit’Air. Les amendes pourraient alors se multiplier.