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Voitures d'occasion: comment éviter les arnaques lors du paiement

Lorsque l'achat d'un véhicule s'effectue entre deux particuliers, le mode de paiement le plus sécurisé reste le chèque de banque. Depopass a mis au point une alternative plus souple, via un compte séquestre.

Même si les ventes de voitures neuves se redressent, le marché de l'occasion reste toujours dynamique en France. L'an dernier pas moins de 5,4 millions d'automobiles ont ainsi changé de propriétaires selon les chiffres du CCFA (comité des constructeurs français d'automobile).

Or les deux-tiers de ces transactions s'effectuent entre particuliers. Dès lors comment sécuriser au maximum le paiement pour vendre sa voiture?

A l'heure actuelle, le moyen le plus simple est de passer par un chèque de banque. Avantage: ce n'est pas l'acheteur qui émet ce chèque mais sa banque. L'acheteur ne prend donc, normalement, aucun risque. C'est du moins ce qu'il pense.

Eviter les faux chèques de banque

Car ce moyen de paiement est moins sûr qu'on le pense. "Il peut y avoir de faux chèques de banque en circulation; il faut donc vérifier l'authenticité du chèque, ce qui est possible grâce à un filigrane", qui est situé au verso du chèque avec la mention "chèque de banque", explique Christophe Winkelmuller, fondateur de l'Agence Automobilière, une entreprise qui met en relation des particuliers dans la vente de véhicules d'occasion.

Il faut également vérifier que le chèque de banque a bien été enregistré auprès de l'établissement émetteur. Or dans certains cas "les banques ne donnent pas facilement ces informations ou ne les ont simplement pas", poursuit-il. "Autre inconvénient: les banques en ligne, par exemple, peuvent mettre deux à trois jours pour envoyer ce chèque à l'acheteur. Par ailleurs dans des petites banques, la personne habilitée le signer n'est pas forcément sur place tous les jours. Il faut alors attendre qu'un comptable le fasse".

Son prix ? 99 euros

Pour tenter d'apporter une alternative plus moderne et plus souple, la jeune société Depopass a decidé de mettre au point une solution de paiement via des comptes séquestre (voir encadré et illustrations pour son fonctionnement), en partenariat avec S-Money, une filiale de BPCE (Banques Populaires Caisse d'Epargne).

Ce service coûte 99 euros à se répartir librement entre le vendeur et l'acheteur. Un prix nettement supérieur à celui d'un chèque de banque, qui coûte en règle générale autour de 12 euros. Romain Stutzmann, l'un des cofondateurs de Depopass répond que sa solution "offre un meilleur accompagnement et une meilleure visibilité sur le dossier, les particuliers pouvant conjointement voir les flux arriver. Ce qui leur donne une sérénité totale".

"Surtout le virement est le seul mode de paiement irrévocable. Dans le cas d'un chèque de banque, l'établissement dispose d'un délai de 14 jours pour reprendre les fonds", fait-il valoir. Notamment si la banque se rend compte que le compte de son client n'a pas été correctement provisionné.

Christian Do Cao - Romain Stutzmann
Pour Romain Stutzmann, avec le chèque de banque "on est dans le flou artistique alors qu'avec le numérique on peut avoir quelque chose de fiable, de plus rapide et de plus souple".

Le virement a toutefois quelques écueils. Christophe Winkelmuller explique qu'un escroc peut jouer sur les délais à partir d'un chèque en bois (jusqu'à un mois de délai pour une banque étrangère). Il va ensuite faire un virement pour régler l'achat alors que l'argent provient d'un chèque fantôme.

Romain Stutzmann assure que sa société "a les moyens de contrer ce problème". Outre les papiers d'identités et le justificatif de domicile, "on demande l'antériorité bancaire de la personne" car cette escroquerie se "fait la plupart du temps à partir d'un compte qui vient d'être ouvert". Si jamais le moindre problème se pose, Depopass ne lève pas la séquestre sur les comptes. La société s'assure ainsi globalement de la provision des fonds.

Romain Stutzmann fait également valoir que dans le cas d'un chèque de banque, le particulier se préoccupe rarement de vérifier les coordonnées du vendeur. Si celui-ci disparaît après une escroquerie, l'acheteur n'a pas de moyen de le retrouver. Ce qui ne devrait pas arriver avec son service, Depopass bénéficiant du justificatif de domicile, par exemple.

"L'économie collaborative ne fonctionne que s'il y a un tiers de confiance. C'est ce qui explique le succès de Blablacar pour le covoiturage ou même d'AirBnB pour le logement", assure Romain Stutzmann, Depopass jouant ce rôle de "tiers de confiance". Car, autrement, "les gens vont acheter chez un professionnels".

L'entreprise, qui compte actuellement sept salariés et 90.000 euros de fonds propres, vise d'ici à trois mois un millier de dossiers traités par mois. Soit environ 100.000 euros de chiffre d'affaires mensuels.

Le fonctionnement


Concrètement, l'acheteur et le vendeur s'inscrivent en fournissant plusieurs documents (pièce d'identité, justificatif de domicile..). Ils disposent alors tous les deux d'un solde "disponible" où ils peuvent mettre de l'argent et le retirer à n'importe quel moment, ainsi que d'un solde "sécurisé (c'est-à-dire sous séquestre)" en vue d'une transaction.

L'acheteur obtient un code pour payer la transaction qu'il transmet au vendeur. Une fois la vente conclue, le vendeur vérifie le code en envoyant un SMS à Depopass. Cette dernière transfère les fonds du solde sécurisé de l'acheteur vers le solde sécurisé du vendeur. Il faut ensuite que le vendeur envoie le certificat de cession à Depopass qui va alors déplacer l'argent de son solde sécurisé vers son solde "disponible".

Le vendeur peut alors demander un virement vers sa banque ou choisir de garder l'argent sur son solde "libre" pour acheter à son tour un véhicule.